Réaliser soi-même son compost

Compostez vos déchets végétaux plutôt que de les jeter à la poubelle. Tout jardin biologique devrait comporter son tas de compost, afin de prendre soin de son potager de façon naturelle.

Accorder une seconde vie à ses déchets de cuisine constitue un bon geste pour l’environnement, en plus d’économiser en produits fertilisants pour le sol de son potager et jardin. Voici des astuces pour faire son compost soi-même.

En quoi consiste ce processus ?

Le compost est un processus de fermentation au cours duquel des micro-organismes se trouvant dans le sol contribuent à la réduction des déchets en matières organiques. Un dégagement de chaleur accompagne cette action. En effet, la température grimpe jusqu’à 50-70 °C. La majorité des éléments indésirables sont alors détruits à cette température, tels que les larves d’insectes et les champignons.

Lorsque les éléments sont décomposés, le compost peut être épandu sur le sol. Les bactéries présentes dans le sol digéreront alors cette couverture en rendant les éléments utilisables par les végétaux.

Installer un compost

Si vous voulez tout savoir sur le compost, ce n’est pas compliqué à fabriquer soi-même.
  • Il est possible d’inclure une grande diversité d’éléments dans la fabrication du compost.
  • Il suffit d’alterner des déchets rapides avec d’autres résidus secs un peu plus coriaces, et de maintenir le tout humide.
  • Si vous n’utilisez que des matériaux humides, comme des résidus de tonte de pelouse et des déchets ménagers, la décomposition pourrait s’effectuer trop rapidement et pourrir.
  • Aux légumes et fruits abîmés et épluchures, ajoutez des fanes du potager, résidus de tailles de vivaces, petits morceaux de branches taillées, paille, feuilles mortes, etc.
  • Ajoutez aussi des coquilles d’œufs, des sachets de thé, marc de café, fleurs coupées, papier journal (excluant les magazines), noyaux d’avocats et pêches, carton en morceau, etc.

En tas ou en silo ?

Le compostage en tas est très simple à réaliser. Cela pourrait toutefois attirer des insectes.

De nombreux jardiniers se dotent de composteur pour la fabrication en silo de leur compost. Ils sont disponibles dans les jardineries, prêts à l’emploi, ou encore on peut en fabriquer un soi-même.

Des parois solides sont requises car la poussée est assez forte. Par ailleurs, une large ouverture est pratique pour remplir le silo.

Pour un potager de 300 mètres carrés, un seul composteur de 1 mètre cube devrait produire suffisamment de compost pour être autonome.

Par temps chaud et sec, n’oubliez pas d’arroser votre compost. Il est également recommandé de le tourner à l’aide d’une fourche pour fournir de l’air aux matières en décomposition.

Quand le compost est-il prêt ?

La texture s’affinera et la matière prendra une couleur sombre. Vérifiez la texture : cela devrait s’émietter aisément entre les doigts. Il devrait s’en dégager un bon parfum de sous-bois.

Ce processus prend entre 3 à 12 mois, dépendamment des matériaux employés. Laissez de gros déchets de compost dans votre silo, quand vous videz le composteur, afin de conserver une population suffisante de micro-organismes pour amorcer la prochaine fermentation.

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